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À propos

LES CHARLOWSKI.jpeg

DUO pictural de 2 peintres

Sandra Detourbet

Nicolas Gasiorowski

 

C'était l'histoire des Charlowski

Celle d'un.e adolescent.e pour la vie

Certains se souviendront de ceux-ci

Les Charlowski c'était elle et lui

"Tiens" lui a-t'il dit

Elle a pris le dessin

Elle a imaginé les couleurs

"Tiens" lui a-t'elle dit

Il a constaté avec bonheur

Il a dit "C'est fini"

Entre 2010 et 2015

L'été ils se sont retrouvés

Chacun sa feuille

Chacun son premier geste

"Tiens" lui a-t'elle dit

"Tiens" lui a-t'il dit

Chacun sa feuille 

Chacun son deuxième geste

"Faire connaissance" se sont-ils dit

"Je vois quelque chose, et toi?"

"Là, ici je laisse vivre"

"Pour démâter là"

Sandra Detourbet

Campanule dans l'Auragais  75x105cm.jpg

Le vestige de la vieille Europe

C’est quoi ça?

Quel monde décousu, que ces petits objets retrouvés sur le littoral des Charlowski ?

 

Á quelle décennie appartiennent-ils ?

Méliès ou …

l’odyssée ?

La mer rejettera l’enclume égarée en 2009.

Sous un millénaire silencieux, qu’en restera t’il?

 

Quel faux-cil ?

Travestissement décadent,

Hommages grimés,

Décalage burlesque…

Vous avez dit tribal comme c’est trivial… Primitif et allégorie veillent ensemble un monde qui nous raconte le vestige européen, où lui, croit aux mystères et aux fables, et elle, établit la correspondance entre Zarathoustra avec son Sur Homme, le néo-punk nihiliste et grégaire…

Le trash

Le crash

L’adieu qui se prolonge… aux idéaux maudits et à l’élégance naïve, mais nourrie.

Quand ça joue à flot avec l’écume inlassable et lointaine de l’enfance…

Va-y ! Je vais lui coller un bleu de Prusse et la tendresse bordel…

On a tous quelque part un vieux tube oublié.

Atterrissage en terre ancienne où l’archéologue et l’ethnologue n’auront qu’à rassembler les fragments d’une croisade en terre arides. La colombe est jeune. Son rameau dans le bleu du ciel blanc suit l’arche du chaos.

L’hiver avant le déclin. Le déluge après la fête.

Rendez-vous annuel de l’été sera très attendu, parfois zen, parfois autre.. La célébration se déroulera en toute intimité."

 

Sandra Detourbet

Al'ombre.JPG
Lui (116x73cm).JPG

Charlowski ou l’intimité du monde

 

                                                                «Le monde était intime. C’est là que nous aimâmes.»

                                                                                                      Paul Eluard

 

 

                      Ce sont des gouaches sur papier de 50 sur 65 ou encore de 32,5 sur 43cm. C’est dans l’acte de peindre que deux peintres dialoguent. Dialogue avec l’autre et avec la peinture, mais dialogue aussi avec des peintres amis. Sandra et Nicolas se parlent en peinture. Ils parlent jusqu’au silence, non celui qui emmure, mais celui qui libère.  Les filets de peinture qui tombent du haut des gouaches traduisent la plénitude de leur propre silence. Et ce silence n’est autre que la rumeur du monde, que son intimité où leur rencontre a lieu.  Non pas leur monde à eux ni aucun monde privé. Ce monde est monde commun, ce monde est la parure grâce à laquelle chaque chose brille de tout son éclat, grâce à laquelle chaque être paraît tout ce qu’il est. Peindre l’intimité sans aucune indécence, sans sombrer dans la fange d’aucun psychologisme, telle est bien leur prouesse. Les gouaches de Charlowski ruissellent de joie de vivre ; l’ironie de leurs traits ne cesse de nous sourire. 

 

                      La vie même des artistes ne nous regarde pas. Leurs tableaux nous regardent dans tous les sens du terme. L’échappée belle ou bien L’inachevée, Toulouse Catalo ou Ramsès ébloui, sont là en face de nous, comme des choses de ce monde et  non comme  des objets que nous pourrions juger. Il faut laisser les gouaches venir jusqu’à nous-mêmes, puisque nous devinons dès le premier regard qu’elles sont l’œuvre de deux peintres qui reviennent d’un voyage au cœur même de l’intime. Chacun a su aller au lieu d’où l’autre peint, l’insituable lieu qui donne grand sur le monde. «C’est dans le travail qu’on se rencontre», disait un peintre nommé Van Gogh. Il parlait du travail qui donne accès au monde, du travail qui surgit depuis l’éclat du monde. C’est dans ce travail que Charlowski se rencontre, que ses gouaches nous racontent, sans aucun bavardage, l’intimité du monde. 

 Claude Roëls

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